Photographe professionnel, Stéphane Pecorini accompagne le Mapping Festival depuis plus d’une décennie. Cette manifestation, qui s’emploie à promouvoir les arts audiovisuels, constitue une opportunité unique mais exigeante de restituer des oeuvres fugaces.
Les cahiers d’Ella Maillard. Les manuscrits de Nicolas Bouvier. Ou encore le masque mortuaire original de Jean-Jacques Rousseau. Voici des sujets d’un intérêt historique majeur qui passent, parmi tant d’autres, devant l’objectif de Stéphane Pecorini lorsqu’il oeuvre pour le centre d’iconographie de Genève. Un travail de reproduction diamétralement opposé à celui que mène le Genevois, en tant que photographe indépendant, sur la scène bien souvent tonitruante du Mapping Festival.
« Deux contextes et deux approches a priori très différents, c’est juste, mais qui partagent un point commun: la volonté de créer des images qui permettent au spectateur d’apprécier à leur juste valeur des oeuvres à la richesse parfois insaisissable », précise le photographe.
À chaque situation son matériel, bien sûr. Pour immortaliser le Mapping Festival, Stéphane Pecorini a choisi sans hésiter le Leica Q3. « Optique et capteur d’excellente qualité, ergonomie aboutie, compacité. Simple à utiliser et redoutablement efficace sur le terrain. Sans compter une capacité à aborder les conditions de lumière difficile avec une facilité déconcertante et une gestion de la balance des blancs tellement bluffante que le travail en post-production s’en trouve considérablement réduit. »
Sur scène, les lumières stromboscopiques succèdent aux ambiances intimistes, plongées dans l’obscurité. Avant que des éclairs n’apparaissent soudainement, créant des effets de persistance rétinienne. Ceci sans que le Leica Q3 ne perde sa sérénité. « Bien sûr, dans cette fête exubérante de la lumière, il y a pour le photographe la nécessité de s’adapter en continu, de performer lui aussi. Pouvoir s’appuyer sur un matériel à l’efficacité avérée constitue un avantage indéniable. »
Suivant les circonstances, Stéphane Pecorini n’hésite pas à alterner les approches et les techniques. Tantôt il utilise certains automatismes offerts par le boitier, comme l’exposition ou la mise au point. Tantôt il fonctionne en mode manuel complet. À bientôt 60 ans et 12 éditions du Mapping Festival derrière lui, il bénéficie en effet d’une solide expérience, bien utile lorsqu’il s’agit par exemple d’immortaliser l’oeuvre du chorégraphe japonais Hiroaki Umeda.
La silhouette d’un danseur, sombre et minuscule, est positionnée au centre de la scène, ce qui accentue l’immensité de l’espace autour de lui. L’arrière-plan est dominé par un mur rectangulaire quadrillé. Ce quadrillage lumineux contraste fortement avec le fond noir. Le sol de la scène, également quadrillé, crée une continuité visuelle avec le mur. L’ensemble de la scène est plongé dans l’obscurité, à l’exception du quadrillage lumineux. Pas simple de restituer pareille atmosphère.
Cette performance a pourtant fait l’objet d’une magnifique série photographique à retrouver dès le 8 mai 2025 (vernissage dès 17h30) à la galerie du Leica Store Genève. Un diaporama, riche de plus de 2’000 photos, permettra en outre aux spectateurs de se plonger dans l’univers fascinant du Mapping Festival.
À vos agendas!

Biographie
Né à Genève en 1966 et dessinateur en bâtiment de formation, Stéphane Pecorini poursuit depuis bientôt 30 ans une double activité professionnelle. Il travaille d’une part comme photographe de reportage et spécialiste en reprographie au sein de la Ville de Genève. D’autre part, il exerce une activité de photographe indépendant, au service notamment du Mapping Festival.
Visitez le site web de Stéphane Pecorini: www.pecorini.net
Suivez-le sur Instagram: www.instagram.com/pecorinistephane
Et apprenez-en plus sur le Mapping Festival: www.mappingfestival.com
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